Le dernier remaniement ministériel opéré fin mai  n’a toujours pas livré ses secrets à croire notre sémillant, désormais ancien, ministre de la santé, l’inénarrable Boudiaf qui a fait récemment d’étranges confidences aux membres de son entourage, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. 

Dans  ses mémoires, pour peu qu’il en est une eu égard à ses innombrables inventions scientifiques au retentissement mondial avéré,  il expliquera peu être un jour ce qu’il pense être son art consommé de la manipulation politique.

En effet, l’ami Boudiaf, affres du jeûne aidant, sombre dans un lexique que d’aucuns assimilent aux prémices avant-coureurs de la dépression. L’ex ministre estime que son éviction du gouvernement n’en est pas une car faite à sa demande, pour d’évidentes raisons tactiques avance-t-il, et à des fins stratégiques !

Invité à expliciter sa profonde analyse et ses nuances sémantiques quant à la différence entre la tactique et la stratégie, il a rétorqué à une source digne de foi : “La tactique c’est ma démission de ce gouvernement en fin de cycle politique honni par le peuple car n’ayant absolument rien concrétisé (à part, sic, la trouvaille savante de Rahmate Rabi) et ma mise au vert. Quant à la stratégie, secrète, mais je vous la dévoile au nom de mes principes (d’aucuns admireront le  pléonasme commis) d’homme transparent et responsable (re-sic) c’est la mise en œuvre d’une feuille de route concoctée avec une partie du pouvoir, dont je fais partie, aux fins de hisser le moudjahid Gaid Salah à la magistrature suprême et  mettre fin à l’incurie coupable et mortifère de la fratrie des Bouteflika !”

Le vice- ministre de la défense nationale, chef d’état-major de l’armée nationale populaire appréciera certainement…