Le mois sacré du Ramadhan n’arrête pas les harragas algériens. Et ces derniers tentent, désormais, l’aventure, ou la mésaventure, de rallier les côtes européennes en… famille ! 

En effet, à Ain Témouchent, à l’ouest du pays,  pas moins de 11 émigrants clandestins dont une  famille, composée de la mère et de ses deux enfants, ont été sauvés mardi  par des unités des Garde-côtes relevant de la façade maritime Ouest, suite  au chavirage de leur embarcation.

“Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, une unité des  Garde-côtes relevant de la Façade maritime Ouest (2e Région militaire) a  réussi, hier 30 mai 2017, une opération de sauvetage de onze (11) émigrants  clandestins, dont une famille composée de la mère et de ses deux enfants, suite au chavirage de leur embarcation de construction artisanale à 4 miles  nautiques au Nord-Ouest de Beni-Saf, wilaya de Ain Temouchent”, précise à ce propos le ministère de la Défense nationale.

Cette nouvelle tentative de harga démontre que ce phénomène ne faiblit pas dans notre pays en dépit d’un arsenal juridique très répressif qui condamne à la prison les harragas interceptés par les garde-côtes. Il est à souligner enfin qu’en 2016, selon un décompte publié par la LADDH, plus de 1 200 harragas ont été empêchés de quitter le pays par les gardes-côtes algériens. L’année 2017 semble suivre la même tendance, avec l’arrestation de 85 harragas, pour la seule nuit du 3 janvier, notamment dans la ville d’Oran. Depuis 2005, près de 10 000 harragas ont été “secourus” par notre marine nationale.