Une semaine après le scandale qui a touché le gouvernement, le RCD réagit. Le parti de Mohcine Belabbas, dont le bureau s’est réuni, vendredi, estime dans un communiqué que  «l’affaire Benagoun est révélatrice, une fois de plus, d’un dysfonctionnement grave au plus haut sommet de l’Etat » et que « le silence observé par le premier ministre accrédite la thèse que ce dernier est déjà prisonnier de luttes d’intérêts opaques ».

Plus que cela, le parti démocrate précise que « c’est donc un gouvernement affaibli et qui hérite d’un bilan économique et social catastrophique qui doit affronter une crise multiforme ». De ce bilan le RCD rappelle certains faits : « l’annulation de nombreux projets de développements ou d’infrastructures comme les hôpitaux ou les établissements de formation conjuguée au gel des salaires, l’inflation et une dévaluation importante de la monnaie nationale annihilent toute chance d’une période de grâce ».

Au sujet des conflits sociaux, le RCD se dit solidaires des mouvements sociaux. Le RCD constate que « l’austérité imposée par le pouvoir est exclusivement supportée par le monde du travail, les jeunes et les petites entreprises, voire les entreprises familiales ». Il ajoutera que « la conduite d’une politique de redressement national implique le dialogue le plus large avec les représentants de ces catégories sociales à commencer par les syndicats autonomes ».

Le RCD est ainsi le deuxième parti politique à réagir après le Parti des Travailleurs.

Saïd Sadia