Bassirou Yameogo  est un citoyen québécois d’origine burkinabé a entamé une grève de la faim contre Air Algérie pour protester contre les retards enregistrés dans le versement des indemnisations que doit lui verser la compagnie algérienne à la suite de la mort de sa femme et son fils dans le crash du vol AH5017 d’Air Algérie qui devait relier Ouagadougou à Alger. 

“J’ai comme l’impression qu’ils [Air Algérie] veulent utiliser la misère que nous vivons comme moyen de pression et nous obliger à accepter une offre que je n’accepterai jamais. J’entame donc une grève de la faim jusqu’à l’obtention de l’avance que je réclame”, a-t-il expliqué dans les colonnes de la presse québécoise. Bassirou reconnaît tout de même qu’Air Algérie est prête à lui verser une partie du montant, compte tenu de sa situation financière précaire et des délais judiciaires.

Mais le même interlocuteur réclame un montant substantiellement plus élevé “afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille qui réside toujours au Burkina Faso”, explique une source médiatique québécoise. “Le traité international indique que ces aides, lorsqu’elles sont consenties, doivent correspondre à des besoins humanitaires, c’est-à-dire à des besoins économiques fondamentaux. Donc, si la personne en a besoin, elle peut tenter de faire la demande. Ce que nous avons fait”, a précisé enfin Gérard Samet, l’avocat de la victime.