Ce dimanche, l’Algérie a été ébranlée par un véritable scandale politique. Le limogeage du tout nouveau ministre du Tourisme,  Messaoud Benagoun, a créé une situation inédite. Et l’ombre d’Amara Benyounes plane sur ce scandale.

Et pour cause, selon nos investigations, c’est bel et bien l’ancien ministre du commerce qui a imposé Mourad Benagoun au gouvernement dans le cadre d’un accord conclu avec la Présidence de la République. Un accord qui prévoyait un ou deux postes de ministres pour le MPA de Benyounès dans la composition du nouveau gouvernement de Tebboune. Amara Benyounès lorgnait le poste du ministre de Tourisme. Mais au Palais d’El-Mouradia, une consigne interdisait à Tebboune de procéder à la nomination d’un chef de parti au gouvernement. Ni Amara Benyounès ni Amar Ghoul du TAJ ne pouvait donc revenir aux commandes.

Dans ce contexte, Amara Benyounès a dessiné une stratégie pour imposer son pion au ministère du Tourisme. Dans son parti, il a tout fait pour écarter Hakim Bettache, maire d’Alger-centre, et Cheikh Barbara, député de la région de Tissemsilt,  les deux poids lourds du MPA. Des personnages incontrôlables qui inspirent la méfiance à Amara Benyounès. Ce dernier n’a pas trouvé mieux que de sélectionner Mourad Benagoun pour représenter le MPA au gouvernement en dépit de ses compétences dérisoires et de son parcours chaotique. 

Pour asseoir son pouvoir sur le ministère du Tourisme, Amara Benyounès impose même son ancien chef de cabinet au ministère du Commerce, Ahmed Bouchedjira. Pour satisfaire sa soif du pouvoir, Amara Benyounès a placé sur l’échiquier politique algérien un véritable intrus. Cette stratégie échoue catastrophiquement et un véritable scandale éclate au grand jour.