Un groupe de non-jeûneurs de la wilaya de Béjaïa a protesté, ce dimanche pour réclamer l’ouverture de restaurants et cafés durant ce mois de Carême.

L’initiative est une première du genre. Certaines sources locales ont affirmé que ce sont plutôt les militants du MAK qui ont porté ces revendications.

L’an dernier, un groupe d’activistes avait organisé un déjeuner public à Aokas, dans la wilaya de Béjaïa. En 2015, c’était dans la ville de Tizi-Ouzou qu’une manifestation similaire avait eu lieu. Les promoteurs de cette initiative avaient justifié leur acte par l’intervention effectuée par des gendarmes dans un café fermé dans la localité d’Iflissen. Un geste perçu comme une provocation de la part des autorités surtout que le commerce travaillait porte fermée, comme c’est, d’ailleurs, le cas dans d’autres régions de la Kabylie.

Le débat sur la liberté de manger en public durant le mois de Ramadhan revient chaque année. Surtout que des policiers arrêtent souvent des non-jeûneurs dans différentes régions, manger en public étant considéré comme une « atteinte aux percepts de l’Islam » comme le stipule la loi algérienne.

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