Près de 10 000 souscripteurs au programme AADL2, lancé en 2013, vont devoir payer, à partir de lundi, la deuxième tranche représentant 5% du montant des logements qu’ils vont occuper. Pour cela, des guichets seront ouverts au niveau du Complexe olympique du 5 Juillet pour recevoir les concernés.

Selon des sources internes à l’AADL, sorties dans la presse, ne sont concernés par cette étape que les souscripteurs qui ont réussi à choisir les sites de leur future habitation. Ils sont près de 129 000 dans cette situation, dont près de 40 000 rien qu’à Alger.

Les montants que devront verser les souscripteurs varient selon la superficie des logements. Ainsi, pour ceux qui ont postulé un F3, le montant est de 110 000 DA (11 millions de centimes). Pour ceux qui ont demandé des F4, le montant est de 135000 DA (13 millions et demi). Les concernés devront donc se présenter devant des agents de l’AADL qui leur donneront les ordres de versements qui seront effectués au niveau des agences CPA (Crédit populaire d’Algérie), la banque chef de fil du financement des projets publics de logements.

Par contre, le paiement de cette tranche ne donne droit à –presque- rien du tout. La majorité des chantiers destinés à ce programme sont soit à l’arrêt, soit au stade du lancement. La majeure partie des chantiers ne sont même pas lancés. C’est le cas dans la capitale où seuls 90000 logements sont officiellement en construction sur les 230 000 prévus. Plus que cela, ces chantiers ne dépassent pas les 50% de taux de réalisation. Preuve en est que le gouvernement n’a même pas encore livré le reste du programme de 2001 et 2002.

Dans d’autres wilayates, l’évolution des projets diffèrent d’une région à une autre. Si dans des zones comme Khenchela, Annaba ou Sidi-Belabbès, le taux d’avancement est appréciable, les chantiers n’ont même pas démarré à Tizi-Ouzou. Cela est dû essentiellement aux problèmes du foncier.

Le manque de liquidités a également fait traîner certains projets de logements. Un problème que le premier ministre a promis de régler au plus vite, avec l’espoir de finir ce projet en 2018. Le délai est-il réaliste ?

Said Sadia