Sandra Touat est une jeune femmme algérienne qui a toujours rêvé d’acquérir un véhicule neuf. Le 28 mars 2015, elle s’est déplacée au salon international de l’automobile pour dénicher la bonne affaire.  Et elle jette son dévolu sur un véhicule neuf de la marque  “Fiat” commercialisée par son concessionnaire  “SPA Sodi Auto motive”, une filiale du groupe CEVITAL, dirigé par le fils d’Issad Rebrab, Omar Rebrab. 

Le premier versement réclamé par le responsable commercial était de 10% de la somme totale du véhicule soit 132.000.000 DA. Sandra Touat s’acquitte donc de sa première facture niveau du salon, une facture arrêtée le jour même, et débourse 80.000.000 DA pour commander le véhicule. Elle procède à un deuxième versement le 25 mai 2015 au “00118 agence bancaire de Hussein Dey”.  La facture comportait une somme de 50.000.000 DA.

Et Depuis ce jour-là, la jeune femme n’a toujours pas pu conduire ce véhicule dont elle rêvait tant et pour lequel elle a consenti à de nombreux sacrifices. Pendant près deux ans, l’enseigne dirigée par Omar Rebrab la fait courir et lui invoque moult problèmes pour justifier la non-livraison de son véhicule. Et pourtant, la loi en vigueur dans notre pays limite le délai de livraison à 45 jours. En cas de délai dépassé, le revendeur a des obligations. Le client a le droit de recevoir un autre véhicule ou récupérer son acompte. Le revendeur doit s’exécuter dans les huit (8) jours à compter de la date de livraison prévue. Il devra, par ailleurs, payer une pénalité pour n’avoir pas respecté le Cahier des charges. Aucune de ces dispositions n’a été, malheureusement, respectée par l’entreprise d’Omar Rebrab.

Et pendant ce temps-là, les prix des véhicules ont augmenté et le prix d’achat de la Fiat a doublé. “Je ne peux rien faire pour vous”, n’a pas cessé de lui répéter son concessionnaire.

Deux ans de va-et-vient et de déplacements  sans aucun succès. Lors de sa dernière visite en Mars 2017, la jeune femme découvre à sa grande surprise que que le Show Room Fiat de Hassiba Ben Bouali à Alger-centre avait été délocalisé sans que personne n’informe au préalable les clients. “Aujourd’hui, je ne sais plus où me diriger pour savoir comment récupérer mon véhicule ou mon argent. Personne ne veut m’orienter ou m’informer”, s’indigne la jeune femme livrée à elle-même et pigée par les promesses et mensonges d’un concessionnaire indélicat. Qu’attendent les autorités publiques pour sévir ?