Nous sommes bel et bien en 2017. Et à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), les heureux diplômés de la promotion 2017 développent un discours d’une démagogie crasseuse. Dans leurs allocutions prononcées lors d’une cérémonie officielle, ces futurs cadres de l’Etat, qui sont censés représenter la droiture, l’honnêteté, la transparence, ont fait preuve d’un incroyable excès de zèle (Chitta) envers la personne d’Abdelaziz Bouteflika.

“Fakhamatouhou le Président”, “le glorieux Moudjahid”, “Le meilleur Président”, “le plus perspicaces de tous les chefs”, “le parfait exemple à suivre”,  les qualificatifs utilisés par nos énarques frôlent tout simplement la sacralisation. A entendre les propos de ces futurs walis ministres ou hauts commis de l’Etat, le Président Bouteflika est un Roi qui règne sur le royaume céleste. Un excès de langage qui renseigne sur le degré de servitude de notre élite politique. Une élite qui  est censée incarner l’esprit critique et l’indépendance dans la réflexion. Est-ce pour cette raison que notre pays demeure terriblement enfermé dans le sous-développement ? Nous vous invitons à écouter ces discours serviles pour obtenir des éléments de réponse :