L’Algérie est un pays, fragile, très fragile. C’est ce que conclut l‘indice des États fragiles (FSI). Il s’agit d’un classement annuel qui couvre 178 pays basé sur les différentes pressions auxquelles ils sont confrontés mesurant le degré de vulnérabilité d’un pays à l’effondrement.

L’indice est fondé sur l’approche analytique du Système d’évaluation des conflits (CAST) instauré par le Fonds pour la paix. Quatre indicateurs de base sont retenus pour le calcul du score final et 12 sous-indicateurs: il s’agit des indicateurs de cohésion, des indicateurs économiques, des indicateurs sociaux et des indicateurs politiques. Au total, 100 mesures sont regroupées en 12 indicateurs de fragilité. La fragilité étant mesurée de zéro à 120.

Ces indicateurs ont été élaborés par le Think Tank Américain “The Fund For Peace”. L’enquête menée par ce Think Tank explique que les points faibles de l’Algérie résident essentiellement dans la qualité de ses élites mais aussi au niveau du déclin économique qui a commencé à se faire sentir depuis le début de l’année 2017. Les inégalités économiques sont également en train de se creuser dans notre pays confirme cette enquête qui planche précisément sur le revenu par habitant, le produit national brut, les taux de chômage, l’inflation, la productivité, la dette, les niveaux de pauvreté. Les notes très moyennes de l’Algérie démontre que la gouvernance de notre économique accuse de graves déficiences qui peuvent lui porter un énorme préjudice.

L’Algérie demeure également un pays très vulnérable aux pressions démographiques et à la qualité des services publics. L’Etat algérien souffre également d’une sérieuse crise de légitimité, constate cette enquête internationale. La protection des droits de l’homme est dans une situation très préoccupante. La qualité et l’efficacité des appareils sécuritaires ont obtenu la meilleure note dans cette enquête internationale. Ce qui prouve que notre est une sécuritocratie efficace, mais une économie impuissante face aux défis du développement.