Après plusieurs mois de silence et de discrétion, M’hamed Sahraoui, le doyen des promoteurs algériens, a animé une conférence de presse où il explique clairement que des lobbies malveillants tentent de l’abattre. “J’ignore qui veut me saboter. Je ne sais pas pourquoi on cherche à m’abattre. J’ai passé plus de 8 mois à subir un véritable lynchage”, a dénonce ce célèbre promoteur immobilier qui a été privé en octobre 2016 de son agrément par le ministère de l’Habitat suite à l’effondrement spectaculaire d’un bâtiment à El-Achour.

“Aujourd’hui, je suis réhabilité et mon agrément m’a été rendu. C’est la preuve que les autorités n’ont rien à me reprocher”, dit-il en soulignant que les poursuites judiciaires enclenchées à son encontre émanent d’un privé dont il n’a pas voulu citer le nom. “J’ai failli perdre toutes mes économies durant toute cette période. Mais je suis encore là et je développe des projets immobiliers dont la valeur avoisine les 800 milliards de centimes”, certifie M. Sahraoui.

Ces dernières semaines, plusieurs sources avaient rapporté que des hommes d’affaires membres du FCE sont derrière une campagne de déstabilisation qui ciblait M’hamed Sahraoui. “Je suis moi-même un ancien membre du FCE. Lors de l’effondrement de la bâtisse d’El-Achour, je suis parti rencontrer Ali Haddad pour tout lui montrer et lui présenter les preuves de mon innocence”, témoigne l’homme qui ne pouvait travailler pendant près de 8 mois alors qu’il devait écouler sur le marché des appartements d’une valeur de 400 milliards de centimes.

“Je suis architecte depuis 50 ans et j’ai réalisé pas moins de 900 projets dans 36 wilayas. J’aime mon métier et je continuerai à le faire. Je ne recours à aucun crédit bancaire et tous mes projets sont financés avec mes fonds propres. Je réinvestis tout ce que je gagne”, confie-t-il encore pour se défendre contre ceux et celles qui l’accusent de mener des activités frauduleuses et illicites.