Les terrains industriels sont rares en Algérie. Et leur distribution au profit des investisseurs suscite depuis plusieurs jours une vive polémique. Des entrepreneurs sont montés au créneau pour accuser le ministre de l’Industrie, Abdesslam Bouchouareb, d’offrir ses assiettes foncières uniquement à ses “copains” et “amis” hommes d’affaires au détriment des autres investisseurs qui n’ont aucune appartenance politique. L’Agence Nationale d’Intermediation et de Régulation Foncière a tenu à répondre à ces accusations en nous faisant parvenir le communiqué suivant : 

 

L’ambitieux programme de réalisation de nouveaux parcs industriels décidé par les pouvoirs publics, assorti d’une mobilisation de tous les moyens humains et matériels nécessaires à sa réussite, s’inscrit dans la politique de diversification économique visant, à terme, à sortir le pays de sa dépendance aux hydrocarbures.

 

Les travaux de réalisation de ce programme ont enregistré un avancement appréciable, suite au lancement des appels d’offres nationaux pour la sélection des entreprises, dans le strict respect des principes édictés par le code des marchés publics à savoir, la transparence et l’équité de traitement des candidats.

 

Malheureusement, nous avons eu à relever, suite à la publication des avis d’attributions provisoires des marchés, que certaines entreprises ayant participé à ces appels d’offres qui n’ont pas été retenues, ont manifesté leur mécontentement à travers des déclarations infondées, voir erronées, aux différents médias, induisant, par la même, l’opinion publique en erreur.

 

À cet égard, il est de notre devoir d’apporter des clarifications au sujet de ces déclarations notamment celles concernant l’attribution des marchés aux entreprises ayant proposé l’offre financière la plus élevée.

 

Les initiateurs de ces déclarations ont délibérément omis de préciser que le critère retenu pour d’attribution de ces marchés est l’offre économiquement  la plus avantageuse et ce,  en exécution des dispositions de l’article 40 du code des marchés publics et du contenu des cahier des charges qui a été retirés par l’ensemble des soumissionnaires, dans lequel est précisé que l’attribution du marché se fait sur la base de la sommation des notes techniques et financières obtenues et non sur la base du critère financier uniquement.

Il parait utile et important de préciser que ces déclarations, à l’origine de situations susceptibles de semer le doute, voire la confusion dans les esprits, auraient pu être évité si ces personnes à l’origine de celles-ci, avaient pris la précaution d’épuiser, au préalable, toutes les voies de recours expressément prévues par la réglementation régissant les marchés publics.

 

De même, il parait important de préciser qu’il est quasiment impossible de conclure un marché de cette envergure et de cette importance, sans l’accord préalable des pouvoirs publics qui nous font part, du reste, périodiquement, de leurs orientations.

 

En conséquence, nous condamnons avec la plus grande fermeté ces déclarations malveillantes qui portent atteinte à la réputation d’une institution publique, en mettant la pression sur l’administration, pour des d’intérêts inavoués.

Ceci étant, nous invitons les médias intéressés à se rapproches de nos services pour avoir toutes les précisions relatives à ce dossier.

Cellule Communication, Ministère de l’Industrie et des Mines/ ANIREF