Cher, très cher. Le véhicule n’a jamais connu des prix aussi chers dans toute l’histoire de l’Algérie. La voiture est devenue un véritable objet de luxe. Et qu’il soit neuf ou d’occasion, les prix demeurent inabordables. 

Les restrictions et la politique des quotas imposés par les autorités ont bouleversé complètement le marché automobile algérien. Et même au marché informel, les bourses modestes ne peuvent plus trouver des voitures qui correspondent à leur budget. Les prix des véhicules au marché informel se sont envolés, passant du simple au double, a-t-on observé après avoir visité plusieurs marchés de voitures d’occasion. Il est pratiquement impossible d’acquérir un véhicule en bon état à un prix inférieur à 1,5 million de DA !

Cette envolée des prix risque de s’aggraver encore davantage car la facture d`importation des véhicules de  tourisme ne cesse de baisser drastiquement. Preuve en est, elle s’est établie à 422,53 millions de dollars durant les quatre  premiers mois de l’année 2017, contre 458,6 millions de dollars sur la même période de l’année 2016, soit une baisse de 7,87%, indiquent les dernières statistiques des services des douanes.

Ces chiffres confirment que les véhicules neufs se feront de plus en plus rares en Algérie. Le marché connaîtra donc une véritable pénurie. Pour rappel, la facture d`importation des véhicules de tourisme avait coûté près de 1,3  milliard de dollars en 2016 contre 2,04 milliards de dollars en 2015, soit  une baisse de 36,61%.