Passé sous silence par tous les médias algériens, Djezzy, l’opérateur de téléphonie mobile a été audité pendant plusieurs jours à Alger dans la discrétion totale par une dizaine d’auditeurs dépêchés par Vimpelcom, dénommé désormais VEON, le groupe mondial basé à Amsterdem. 
L’audit des comptes de Djezzy s’est déroulé pendant plusieurs jours au 7e étage du siège de cet opérateur situé à Dar El Beida. Les Responsables de VEON, anciennement VimpelCom, ont dans l’urgence jugé nécessaire de dépêcher leurs experts afin de scruter l’ensemble des comptes de Djezzy suite à la diffusion de plusieurs informations compromettantes concernant la gestion catastrophique du Président exécutif du président du conseil d’administration, le français Vincenzo Nesci.
Afin de ne pas effrayer les autorités algériennes ainsi que leur partenaire le FNI ou de risquer de déstabiliser le moral des employés de Djezzy, les responsables de Veon ont adopté une stratégie de diversion. En effet, l’annonce de la réunion des managers de Veon en Algérie aura permis de faire glisser les équipes d’auditeurs dans la délégation officielle sans susciter les doutes des partenaires algériens.
Les chiffres de la filiale algérienne présentés le 11 mai 2017 sur le site de VEON sont, pourtant, on ne peut plus clairs : Djezzy est dans le rouge et confirme sa descente aux enfers depuis plus d’une année. 
Jean-Yves Charlier, le CEO de VEON, qui fait partie de la délégation dépêchée à Alger, a annoncé en direction des plus hautes autorités un plan d’investissement avoisinant 1 milliard de dollars sur les 5 prochaines années ainsi que des recrutements massifs pour accompagner le plan de transformation de Djezzy.
Alors que les revenus de la filiale algérienne sont en baisse de plus de 15% durant le premier trimestre 2017 en comparaison à la même période 2016, et la marge des bénéfices elle est en recul de plus de 26% pour la même période, les pourcentages d’investissements sont encore plus inquiétants puisque le CAPEX est stable à 2.9% alors qu’un plan d’investissement pour les équipements 4G et de digitalisation exigent des chiffres bien plus importants.
Les Abonnés de Djezzy ne cessent de migrer vers les autres opérateurs puisque Djezzy à encore perdu 600.000 abonnés durant le premier trimestre 2017 par rapport à la même période 2016. En cumul, ce sont prés de deux millions d’abonnés que Djezzy a perdu et si l’on se réfère à la consommation mensuelle moyenne des usagers, elle est en baisse de 12,5 % passant de 586 DA au premier trimestre 2016 à près de 513 DA en 2017 !
Les annonces ne servent-elles pas à tenter de rassurer les autorités algériennes qui ont commencé à prendre connaissance des dérives du premier responsable de Djezzy ? Vicenzo Nesci semble, en tout cas, bénéficier encore de plusieurs appuis au niveau du Fonds National des investissements (FNI) lesquels préfèrent ne rien voir quand il s’agit de préserver leurs privilèges et ceux de leurs enfants et membres de leurs familles placés au sein de Djezzy.
Force est enfin de constater que la presse algérienne s’est interdite de diffuser ses chiffres alarmants car elle dépend de la pub distribuée par Vincenzo Nesci en fonction des articles complaisants et qui flattent son ego.
Le citoyen Algérien est ainsi privé d’informations fiables concernant une entreprise, pourtant, publique. Que font dés lors les pouvoirs publics ? Leur silence est tout simplement dangereux…