Alors que le prestigieux Centre international des conférences (CIC), au Club-des-Pins, n’a même pas encore célébré son premier anniversaire, il a été inauguré le 8 septembre 2016, un scandale a d’ores et déjà ébranlé sa gestion. 

En effet, dans la discrétion la plus totale, les autorités algériennes, à travers la société d’investissement hôtelière (SIH), ont rompu le contrat conclu avec la société américaine GMH qui était chargée de gérer cet important et luxueux Palais des Expositions et des Conférences. La partie algérienne a fini par découvrir que cette entreprise étrangère a surfacturé ses prestations pour l’équivalent de 2,7 millions de dollars.

Une somme onéreuse que la SIH a refusé de payer entraînant ainsi un conflit qui a duré plusieurs semaines avec la partie américaine. L’ambassadrice américaine à Alger, Joan Polaschik, a déployé toutes ses forces pour exercer des pressions sur le gouvernement algérien afin de verser cette somme excessive à GMH. Les négociations furent dures et ardues. Fort heureusement, la SIH n’a pas cédé à toutes ces pressions. Elle a même pu démontrer que les gestionnaires américaines ont pondu des factures comportant de nombreuses anomalies. Les notes salées ont été gonflées et les chiffres arrondis. Au final, l’Algérie n’a versé à cette entreprise américaine que 700 mille Dollars. Le contrat a été, par la suite, rompu et la gestion du prestigieux CIC est revenue depuis peu à une entreprise autrichienne, dénommée Kora.