Les souscripteurs au programme AADL ont tenu un sit-in de protestation, ce dimanche, à Alger. Ils étaient plusieurs dizaines, en effet, à se rassembler devant le siège de l’AADL pour dénoncer les retards enregistrés dans la livraison des logements.

Selon plusieurs témoins, les protestataires sont ceux qui ont souscrit au programme AADL 2, soit ceux de 2013. Or, pour l’instant, aucun des logements promis à cette date n’a été distribué. Pis, le gouvernement est toujours en cours de convocation des souscripteurs de la promotion 2001 et 2002. «Menteurs», criaient certains manifestants. La police a circonscrit la manifestation sans user de la violence.

Près de 470 000 logements de type AADL2 sont prévus. Mais, de l’aveu même du gouvernement, seuls 185 000 logements sont en construction. Les autres sont remis aux calendes grecques. L’opération est compromise par l’absence de financements publics. Une tendance confirmée par le premier ministre, Abdelmalek Sellal en personne qui, lors d’un discours prononcé à Ain-Defla, quelques jours avant la fin de la campagne électorale des législatives, avait reconnu que «l’Etat ne peut plus payer les entreprises de réalisation». Une affirmation qui a vite été atténuée le lendemain à Sétif où Abdelmalek Sellal a tenu à rassurer sur la «poursuite» de la «politique sociale de l’Etat».

Essaïd Wakli