Ils étaient 120 observateurs de la Ligue arabe à s’être déplacé pour «superviser» les législatives de jeudi dernier. Ils n’ont évidemment décelé aucune irrégularité dans le scrutin. Tous s’est bien passés selon eux. Mieux, l’Algérie serait un «exemple» de démocratie. Seul hic à leurs yeux: l’Etat n’arrive pas à contrôler les réseaux sociaux.

C’est ce qu’a affirmé, en substance, lors d’une conférence de presse, Saïd Abou Ali, le chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe, hier, à Alger. «Nous sommes face à une grande expérience opérée à la lumière des amendements constitutionnels et de la mise en place d’instances de contrôle de l’opération électorale», a-t-il déclaré, avant de noter, à propos des certaines «carences», qu’il s’agit «de faits individuels sans incidence aucune sur le déroulement de l’opération électorale, à l’image de la propagande électorale via les réseaux sociaux».

En d’autres termes, ces observateurs, censés «observer» le déroulement de l’opération électorale, notamment pour les aspects liés à sa transparence, n’ont remarqué que le fait que des candidats ont continué à faire campagne sur les réseaux sociaux après l’expiration du délai légal de la campagne, d’où l’interrogation de Saïd Abou Ali à propos de la capacité des autorités à les «contrôler».

Elyas Nour