Plusieurs diplomates et agents consulaires des divers consulats algériens répartis à travers le territoire français sont accusés d’avoir favorisé les candidats du FLN lors de la tenue du scrutin électoral pour les législatives du 04 mai.  

Dans une lettre adressée à notre Rédaction, l’association de la communauté algérienne établie à l’étranger (ALCAEE) a lancé de graves accusations contre de nombreux hauts responsables de l’ambassade d’Algérie à Paris. Selon les investigations menées par les membres de cette association, des consuls et des agents consulaires impliqués dans la surveillance des législatives ont favorisé “la campagne électorale pour le parti FLN à l’étranger”.

D’après la même source, plusieurs membres du FLN “occupent différents postes dans différents consulats”.

“Le consul général de Marseille, Boudjemaa ROUIBAH, a participé à l’élaboration de la liste FLN-Sud, les réunions du parti PFLN se tenaient à son bureau au consulat. Le consul de Créteil, Hamid HARAIGUE, sans état d’âme a réuni des associations ou il a ouvertement parlé de subventions étatiques pour celles qui ramènent des électeurs de préférence pour le FLN”, révèle ainsi la DECALEE qui s’en prend sévèrement au consul général de Paris, Mohamed Kébir ADDOU. Ce dernier est accusé d’avoir fait pression “sur la permanence de la Haute Instance Indépendante de Surveillance des Elections (HIISE) pour classer sans suite une réserve déposer par la candidate Mm Khiari (Liste FNA de Touati) conte la liste FLN-Nord”.

Il y a aussi le cas de l’agent consulaire en CDD depuis des années, Halim MESSAOUDI, qui est chargé des associations au consulat de Pontoise. “Cependant, nous le voyons actuellement tous les jours à côtés du candidat FLN Djamel BOURAS…. Est-il payé pour travailler au consulat ou travailler pour le FLN ?”, s’interroge à juste titre la DECALEE.

“Par ailleurs, nous avons appris que les urnes passent la nuit avec les chefs de bureaux dans des hôtels ! Que faites-vous de ces urnes du 30/04 soir jusqu’au 04 mai matin ? Pourquoi ne pas dépouiller chaque soir les urnes afin de soulever toutes suspicions de fraude ? Est-ce vrai que c’est le ministre français CAZENEUVE qui a décidé la réduction de la période de vote à l’étranger de 3 jours au lieu de 7 jours ?”, poursuit encore cette association dans sa lettre où elle affirme enfin qu’il “aurait été bénéfique pour tout le monde, et moins onéreux surtout dans ces temps d’austérité, d’ouvrir la gestion et la surveillance des élections à des bénévoles intègres connus pour leur droiture auprès de notre communauté, ce qui pourrait pu inciter les algériens d’aller voter au lieu de jeter de l’argent par la fenêtre pour des élections boycottés et contestées avant dépouillement”.