Les législatives algériennes ne déchaînent pas les passions de la presse internationale. Ils ne sont en effet que 20 journalistes étrangers à faire le déplacement pour couvrir le scrutin de ce 4 mai. C’est ce qu’a révélé, aujourd’hui, le ministre de la Communication, Hamid Grine, en marge de la cérémonie de recueillement à la mémoire des journalistes assassinés organisée à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, à Alger.

«Vous allez me dire qu’une vingtaine, ce n’est pas beaucoup, que ce n’est pas suffisant, dès lors qu’ils viennent en masse quand c’est les présidentielles, mais les plus grands journaux sont représentés», a-t-il déclaré à ce propos. Le ministre n’a pas cité les titres qui ont été accrédités. Il s’est contenté de relever qu’ «il n’y a pas eu de refus d’accréditation».

Vrai ou faux ? En tous cas, ce nombreux restreint est loin de celui enregistré lors des élections législatives de 2012. Une responsable au ministère de la Communication avait annoncé, à la veille du scrutin, qu’il y avait 914 journalistes, cameramen et photographes accrédités, dont plus de 250 étaient des étrangers.

Si effectivement il n’y a pas eu de refus d’accréditation, cela voudrait dire que les élections algériennes, du moins pour ce qui est des législatives, n’intéressent plus les médias étrangers. Ce qui est en soi problématique puisqu’il s’agit de la crédibilité de ces joutes. Il faut dire que même sur le plan national, ce scrutin n’est pas la priorité de beaucoup d’Algériens. Les partis politiques y participant ont tenu la plupart de leurs meetings dans des salles quasiment vides.

Elyas Nour