Enfin une bonne nouvelle pour les entreprises algériennes de BTP menacées de faillite parce qu’elles n’ont pas encore été payées par les administrations publiques pour des marchés de réalisation de diverses infrastructures.  C’est Ali Haddad qui l’annonce en personne. Le premier responsable du FCE a révélé depuis Mila, lors d’une rencontre avec les entrepreneurs de cette région de l’est du pays, que le gouvernement vient d’autoriser ces entreprises à ne pas payer leurs impôts auxquels elles sont soumises.

Selon Ali Haddad, cette décision a été entérinée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Elle va entrer en application pour soulager de nombreuses entreprises privées qui n’ont toujours pas été payées par des institutions étatiques. Des retards de paiement qui s’expliquent par l’actuelle crise financière qui touche de plein fouet l’Etat algérien.

Pour rappel, mardi dernier, une vingtaine d’entrepreneurs en charge de la réalisation du programme de logements sociaux de l’Office de promotion et gestion immobilière (OPGI) à Tizi Ouzou ont observé un rassemblement devant le siège de la wilaya pour soulever des difficultés mettant en péril leur pérennité. Dans plusieurs autres wilayas, de nombreuses entreprises ont subi ces derniers mois des résiliations de contrat et l’application des pénalités de retard.

Selon plusieurs sources, les impayés de l’Etat algérien concernent de nombreux chantiers. Le montant de tous ces marchés touchés par ce problème est évalué à près de 1,3 milliard de dollars.