Il y a quelques 500 condamnés à mort dans les prisons algériennes depuis 1993, année de la dernière exécution en Algérie. Le chiffre a été communiqué, ce week-end, par Me Ahmed Saï, président de l’Union nationale des barreaux d’Algérie (UNBA) au quotidien El Khabar, en marge de la rencontre autour de la peine de mort qu’abrite la Cour de Boumerdès.

L’avocat a insisté sur le fait que ces condamnés vivent des conditions «extrêmement difficiles», notamment ceux atteints de maladies. Il a lancé, à cet effet, un appel au Chef de l’Etat l’appelant à prononcer une grâce à leur profit. La meilleure position à adopter, d’après lui, est celle consistant à réduire cette condamnation à vingt années de prison.

La dernière exécution en Algérie remonte à 1993. Sept personnes impliquées dans l’attentat de l’aéroport commis une année auparavant et qui a coûté la vie à neuf personnes, à savoir Rachid Hechaïchi, Hocine Abderrahim, Karim Fennouh, Djamal Tchicou, Mansouri Meliani, Saïs Soussène et Mohamed Aïmat, ont été exécutées. Depuis, l’ancien président Liamine Zeroual avait décrété un moratoire. Aucun autre condamné à mort n’a été exécuté depuis

En 2006, les députés de l’APN ont rejetés une proposition d’amendement du code pénal relative à l’abolition de la peine de mort faite par le Parti des travailleurs (PT). La polémique sur la question revient  au devant de la scène médiatique à chaque crime défrayant la chronique.

Elyas Nour