Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a indiqué, depuis la wilaya de Djelfa, où il a effectué une visite de travail samedi, que le dossier de l’ahmadisme a définitivement été classé suite au démantèlement de la secte qui projetait de diviser les Algériens sur le plan confessionnel. Une manière bien subtile de sauver la face sachant que le gouvernement a renoncé à traquer les ahmadis suite à de  multiples interventions d’ONG des droits de l’homme.        

Abordant le sujet de l’ahmadisme en marge de la clôture d’un colloque national sur le rôle des Zaouias, Mohamed Aïssa a soutenu que  le dossier fait désormais partie du passé», tout en insistant sur la «qualité de  l’action menée par les services de sécurité qui a permis de prendre la mesure de la menace, d’identifier les instigateurs et de la stopper net».

Selon le ministre, l’apparition de l’ahmadisme en Algérie est l’œuvre de services de renseignement étrangers visant à diviser les Algériens. Il s’agit, explique-t-il, d’un complot qui a été bel et bien déjoué et que malgré ça «les Algériens ne tortureront pas leurs ennemis une fois mis à terre, car leur honneur ne le leur permet pas».

En clair, M. Aïssa assure, en usant d’un langage tout à fait subtil, qu’on s’en prendra plus aux ahmadis car ils ne représentent plus une menace. Un discours dissimulant mal cependant une crainte réelle de la dynamique enclenchée par de nombreuses organisations des droits de l’homme dénonçant avec force les atteintes aux droits fondamentaux allant à l’encontre de la constitution algérienne et des traités internationaux ratifiés par l’Algérie, des textes qui garantissent la liberté de culte.

Massi M.