La Corée du Nord, le dernier régime stalinien dans le monde, et l’un des pays les plus fermés sur la planète, cherche à établir un partenariat avec l’Algérie dans le domaine de l’exploration des hydrocarbures. 

Depuis mercredi,  le vice-ministre des Affaires étrangères de la République démocratique et populaire de Corée du Nord (RDPC), Sin Hong Chol, est à Alger. Ce dernier a été reçu par la secrétaire générale du ministère de l’Energie, Mme Fatma Zohra Cherfi. Le ministre nord-coréen a proposé aux autorités algériennes de s’intéresser aux opportunités offertes par son pays dans le  domaine de l’exploration  et “les compétences dont dispose son pays dans le domaine de la transformation des hydrocarbures”, indique une dépêche de l’agence APS.

Selon Sin Hong Chol, son pays désire renforcer “davantage les relations entre les deux pays, en particulier dans le domaine énergétique”. Il faut savoir que la Corée du Nord possède des réserves en pétrole offshore, non exploitées, en mer de l’Ouest, dont la localisation est à cheval entre les espaces maritimes chinois et nord-coréen. Il est à noter enfin que la Corée du Nord est victime d’un embargo « total » sur le pétrole à destination de Pyongyang depuis septembre 2016 alors que seul le kérosène était concerné par les sanctions internationales.  En réclamant de l’aide à l’Algérie pour exploiter son propre pétrole, la Corée du Nord veut s’émanciper de cet embargo.