Pour la première fois depuis une quinzaine d’années, le Salon international de l’automobile d’Alger risque ne pas avoir lieu. Prévu pour le mois de mars, comme c’est de tradition, ce rendez-vous des professionnels du domaine de l’automobile est officiellement reporté à septembre. Mais son annulation pure et simple est probable.

La raisons de ce report tiennent notamment au fait que le marché automobile algérien est complètement laminé, suite aux retards dans la répartition sur les concessionnaires des quotas de véhicules à importer de l’étranger. Un état de fait qui rend l’organisation d’un tel salon quasiment impossible.

Lors de se précédentes éditions, notamment celles tenues avant 2014, le Salon de l’automobile d’Alger avait permis à des constructeurs de présenter leurs nouveautés, faisant de ce rendez-vous algérois un des plus importants en Afrique. Ce qui n’était pas le cas l’année dernière lorsque les concessionnaires s’étaient limités à une présence plutôt symbolique. Pour sauver le salon, les autorités avaient donné des dérogations aux concessionnaires afin de pouvoir importer certains modèles destinés à l’exposition.

Alors que l’Algérie importait jusqu’à 600 000 véhicules jusqu’en 2013, les concessionnaires n’ont pu acquérir que près de 50 000 voitures l’an dernier. Les autorités veulent notamment pousser les constructeurs à faire du montage sur place.

Essaïd Wakli