Subsistant grâce au soutien de l’Etat, la société nationale des transports ferroviaires (SNTF) devra chercher de nouvelles sources de financements. La crise et son corollaire l’austérité sont également passés par là.

«La SNTF est fortement dépendante de la dotation de l’Etat. Malgré une forte hausse du nombre de voyageurs durant les cinq dernières années, le chiffre d’affaires de la société a connu une stagnation due à la perte de parts de marché dans le segment fret», a en effet affirmé Yacine Bendjaballah, directeur général de la SNTF, lors du forum d’Algérie-Eco. Une situation qui place la société dans une «précarité financière» qui l’oblige à chercher d’autres sources de financements.

Ainsi, la société compte apparemment développer sa filiale fret. Or, la société ne détient actuellement que 2% du marché du transport de marchandises. Elle prévoit de concrétiser un vaste programme de développement de ce créneau à l’horizon 2019,avec la réception de nouveaux matériels et locomotives dédiés au transport de marchandises.

En parallèle, la SNTF tente de développer de nouvelles lignes. Ainsi, Bendjaballah a annoncé l’ouverture de la ligne ferroviaire Annaba-Tunis à partir de mai prochain à raison d’un train par jour.  Le coût approximatif du trajet Alger-Tunis avec une correspondance à Annaba est estimé à quelque 5.000 DA, sur un trajet parcouru en six (6) heures. Il a aussi annoncé l’ouverture, à partir de mai prochain, de la ligne Oran-Saïda. Quant à la liaison Touggourt-Skikda via Biskra, son lancement est prévu pour juillet prochain.

Essaïd Wakli