Les services de psychologie sont presque inexistants dans les centres de santé algériens. Sur un ensemble de 7 304 unités réparties à travers le territoire national, seules 387 offrent une telle prestation, ce qui représente à peine 5,29%. Un taux insignifiant pour un pays qui vit des problèmes particulièrement anxiogènes.

Si la norme dans les pays occidentaux est de deux à quatre psychologues pour 10 000 habitants, en Algérie le chiffre est d’un seul pour 100 000 habitants. Des régions entières sont dépourvues d’un tel service, estime Khaled Keddad, président du Syndicat national des psychologues (Snapsy).

Le constat est alarmant et il semble que les responsables du secteur ne montrent aucune volonté d’y remédier, même si le ministère de la Santé a adressé récemment un questionnaire aux différents médecins psychologues pour avoir leur avis sur le sujet.

La situation n’est pas plus reluisante dans les centres de santé qui disposent d’un service de psychologie.  Selon la même source, sur l’ensemble des psychologues exerçants dans ces structures, quelques 77,26% ne disposent pas d’un bureau pour recevoir leurs patients. Pour dire qu’aucun intérêt ne leur est accordé.

Le suivi psychologie des Algériens est quasiment nul. La tutelle réfléchit à l’élaboration d’un texte réglementaire relatif à cette activité. Le Snapsy veut apporter sa contribution pour que les choses s’améliorent.

Elyas Nour