La diaspora algérienne envoie peu d’argent au pays. Du moins comparativement avec celles des autres pays nord-africains, principalement l’Egypte et le Maroc.

En 2016, il n’y eu que deux milliards de dollar de fond rapatriés, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) sur les migrations et le développement dans le mondei, ce qui représente 1,2% du PIB. La Tunisie, avec une population beaucoup moins importante, est à 1,8 milliards de dollars. L’Egypte, l’un des pays qui capte le plus d’argent de son immigration, vient en tête de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient avec pas moins de 16,6 milliards de dollars. Arrive ensuite le Maroc avec 7 milliards.

La BM note que ces chiffres ne diffèrent pas trop de ceux de l’année d’avant, mais prévoit une hausse en 2017. «Le ralentissement économique dans les pays du CCG a également rejailli sur les envois de fonds vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, qui ont vu les montants reculer en 2016 de 4,4 % (estimations), à 49 milliards de dollars, l’Égypte, première destination de ces flux dans la région, étant particulièrement touchée.

Cette année, les transferts d’argent des migrants vers la région devraient rebondir de 6,1 %, à 52 milliards de dollars», indique-t-on dans le même rapport.

Dans le monde, il y a eu «429 milliards de dollars d’envoi de fonds officiellement enregistrés vers les pays en développement en 2016». Le rapatriement des fonds est lié à l’attractivité des marchés financiers. L’Egypte offre à sa diaspora des taux d’intérêts extrêmement intéressants.

Elyas Nour