La moitié des routes algériennes sont dans un état lamentable. Et c’est le moins que l’on puisse dire. Cet état de fait contribue dans une grande mesure à la multiplication des accidents de la circulation. Où sont passées les ressources de la vignette automobile?

Le directeur général des travaux publics au ministère des Travaux publics et des Transports, Boualem Chetibi, a révélé, hier, des chiffres qui reflètent la gravité de la situation. 49% des 126 900 km de routes, tous types confondus, nécessitent d’après lui de «lourds travaux d’entretien».

Allant dans le détail, M. Chetibi a indiqué que 20% environ des 70 620 km de routes communales, 17% des 25 350 km des chemins de wilayas et 12% des 30 000 km des routes nationales doivent être réhabilitées. Tentant de trouver une explication à ce dramatique constat, celui-ci a mis en exergue le fait que les routes les plus délabrées sont celles des communes qui, conçus au départ pour un faible flux de circulation automobile, sont aujourd’hui trop sollicitées en raison de la hausse du nombre de voitures.

En plus des désagréments que causent ces routes et chemins aux usagers, les services de sécurité ont noté, à maintes reprises, que leur mauvais état représente un facteur à risque pour ce qui est des accidents de la route.

Rappelons qu’une partie des recettes de la vignette automobile revient au Fonds national routier et autoroutier, à hauteur de 20%. L’année dernière, sur les 1100 milliards de centimes perçus, 220 milliards sont revenus à ce fameux fonds pour des résultats que tout le monde peut constater. Ils ne sont pour le moins pas brillants.

Elyas Nour