Le président de la Fédération nationale des éleveurs (FNE), M. Djilali Azzaoui, a affirmé que les informations concernant une  épidémie de fièvre aphteuse ne sont que rumeurs colportées par les barons de l’importation des viandes, à l’effet de susciter une demande sur les viandes importées et provoquer une hausse des prix.

«Les rares cas de fièvre aphteuse enregistrés au sein de cheptels bovins, notamment dans les wilayas de Bordj Bou-Arreridj, Sétif et Médéa ne constituent pas de danger sur le cheptel national dans la mesure où les vaccins sont disponibles et que les cas avérés ont été traités», a indiqué, aujourd’hui, M. Azzaoui au site Sabq Press.

Après avoir contacté nombre d’éleveurs dans les wilayas d’El Bayadh, de Sétif et de Relizane, le président de la FNE a indiqué que ces derniers ont infirmé la présence d’une quelconque épidémie dans leurs régions hormis quelques cas ayant été maîtrisés.

«J’ai personnellement pris contact avec plusieurs éleveurs dans les wilayas d’El Bayadh, de Sétif et de Relizane. Ces derniers m’ont indiqué que pour l’instant, les cheptels bovins de leur région sont sains à l’exception de quelques cas ayant été traités », a ajouté M. Azzaoui soulignant toutefois que des barons de l’import – import sont en train de diffuser des rumeurs concernant la propagation d’une épidémie. Le but de la manœuvre, explique-t-il, est de mettre la pression sur le gouvernement et provoquer une demande sur les viandes rouges importées. Ces mêmes barons, ajoute-t-il, chercheraient également, à provoquer une envolée des prix à l’approche du mois sacré.

Rappelons que des cas de fièvre aphteuse ont été signalés dans la wilaya de Relizane en mars dernier. Suite à cela, des informations ont fait état de la propagation de cette maladie à plusieurs régions du pays. La semaine dernière, les douanes françaises ont publié un message d’alerte interdisant aux voyageurs en provenance d’Algérie de transporter avec eux des denrées alimentaires, notamment de la viande. Des mesures similaires ont également été prises par les autorités tunisiennes qui ont renforcé le contrôle au niveau de leur frontière commune avec l’Algérie pour éviter que des bovins soient introduits illégalement sur leur territoire.

Massi M.