On ne nous a pas dit tout sur l’affaire de l’opérateur Djezzy. Les dessous troublants de l’acquisition de cette entreprise par l’Etat algérien en janvier 2015 pour un montant de 2,6 milliards de dollars n’ont toujours pas encore été révélés. 
Et malgré la somme mirobolante dépensée par l’Etat algérien pour acquérir les 51 % des parts de Djezzy, l’ancien propriétaire, l’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris maintient son procès contre l’Etat algérien et lui réclame toujours l’équivalent de 4,4 milliards de dollars. En effet, contrairement à ce qui a été annoncé par certaines sources médiatiques,  le magnat égyptien n’a pas suspendu ses poursuites contre notre pays. Sur ce lien, le centre international pour le règlement des différents relatifs aux investissements (CRDI) basé à Washington annonce et explique clairement que la procédure est toujours en cours. Introduite le 15 novembre 2012, cette affaire est toujours pendante au niveau du CRDI.
Selon nos informations, l’Algérie est officiellement défendue par le cabinet international Shearman and sterling. Sur son site internet, le CRDI explique les échanges entre les deux parties, Sawiris et l’Etat algérien, ont duré durant toutes les années 2015 et 2016. Chacune des deux parties a déposé ses observateurs et aucune décision n’a encore été rendue.
Il faut noter que le CRDI n’est pas la Cour Internationale d’Arbitrage.  C’est une organisation qui s’occupe de la conciliation et d’arbitrage pour régler les problèmes d’investissements entre Etats et personnes physiques ou morales issues d’un autre Etat.  Selon plusieurs sources, des experts ayant requis l’anonymat, l’Etat Algérien risque bel et bien de perdre cet arbitrage devant Sawaris. Ce dernier se base sur la convention d’investissement signée entre et Orascom TMT Investments S.à r.l et l’Algérie qui a abouti à l’installation de Orascom Télécom Holding en Algérie.
“Sawaris est malin ! Il a introduit deux arbitrages :  le premier au nom d’Orascom Télécom Holding qui a été retiré puisque Orascom Télécom Holding a été rachetée par Vimpelcom et le deuxième au nom de Orascom TMT Investments S.à r.l dont il est toujours le propriétaire”, explique à Algérie-Focus un ancien haut cadre de Djezzy qui a démissionné suite à de nombreuses brimades.  C’est dire enfin que les autorités algériennes nous cachent la vérité encore sur l’affaire Djezzy. Mais ces informations démontrent également que Vicenzo Nesci, le PDG de Djezzy, entretient des relations troublantes et nuisibles à l’intérêt de l’Etat algérien puisqu’il siège encore dans les conseils d’administration d’une autre filiale où Sawiris est l’un des actionnaires majoritaires comme nous l’avons révélé dans cet article : Exclusif. Documents/ Vicenzo Nesci travaille encore pour Naguis Sawiris, “l’ennemi de l’Algérie”.
Vicenzo Nesci est  ainsi dans une position qui est de plus en plus compromettante vis-à-vis des intérêts algériens. Pourquoi personne ne réagit à la tête de l’Etat ? Et pourquoi le fonds national d’investissement (FNI), en sa qualité d’actionnaire majoritaire de Djezzy, garde un silence complice face aux agissements dangereux de Vicenzo Nesci ?