Englué dans une multitude d’affaires d’escroquerie, le célèbre commandant Azzedine menace de se suicider. Lors d’une rencontre avec des journalistes, Rabah Zerari de son vrai nom reproche au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de bloquer la vente d’un immeuble qui lui appartiendrait. Sellal «sera mon assassin», a-t-il indiqué, les larmes aux yeux. Selon l’ancien chef militaire de la zone autonome d’Alger, les autorités veulent lui faire payer ses positions politiques.

Sous prétexte de monter une entreprise, l’ancien chef du comandant Ali-Khodja, du temps de la révolution, a emprunté plusieurs milliards de centimes auprès d’amis proches ou de personnalités connues. Mais l’entreprise n’a jamais vu le jour et les créanciers ont commencé à réclamer leur argent. Rabah Zerari s’est retrouvé dans l’incapacité d’honorer ses dettes. Les héritiers de Salah Boubnider, un ami du commandant Azzedine, ont alors saisi la justice. Le héro de la wilaya 4 historique a été condamné à trois ans de prison ferme pour «escroquerie en bande organisée». Le concerné lui, n’a pas nié avoir contracté ces prêts: « Ils m’ont donné de l’argent comme associés dans une affaire qui a échoué».

Récemment, l’industriel Mahiedine Tahkout a rendu publique une affaire l’opposant au célèbre moudjahid. Le premier a prêté au second une somme de 15 milliards de centimes qui n’a jamais été remboursée. L’avocat Farouk Ksentini, qui avait servi d’intermédiaire, a promis que son client allait payer après la vente d’un immeuble situé au centre-ville d’Alger. Certaines sources indiquent que le bien immobilier n’appartient pas au Commandant Azzedine qui dit le posséder depuis 1966. «Il n’en est que le mandataire», insistent des proches.

Aujourd’hui, le héro d’hier veut mourir pour faire entendre sa voix. «Si j’ai fait quelque chose, j’accepte d’en payer les frais. Mais là, je suis innocent», répète-t-il à qui veut l’entendre.

Essaïd Wakli