Exploitant un vide dans la loi électorale, certains candidats à la députation offrent des “cadeaux” -des caisses de pommes de terre entre autres- aux électeurs potentiels afin d’acheter leur voix. Selon les juristes, ces pratiques sont une forme de corruption.

Certains candidats profitent d’un vide dans la loi électorale pour offrir des «cadeaux» afin de soudoyer les électeurs. Selon Saïd Loucif, doyen de la faculté de Droit de Boumerdès, ces pratiques constituent une forme de corruption qui consiste à amadouer les Algériens en leurs offrants des présents en contrepartie de leur voix.

Toujours selon M. Loucif, certains candidats ne profitent pas de la campagne électorale pour présenter le programme de leur parti, mais vont à la rencontre des électeurs pour obtenir leurs voix par l’entremise de moyens détournés. Touchant un exemple concret, le juriste a affirmé que «payer des tickets aux familles algériennes pour que celles-ci puissent accéder au chapiteau du cirque d’Alger afin de les séduire dans le cadre de la campagne électorale, est une forme de corruption».

De telles pratiques ont été relevées partout sur le territoire national ces derniers temps. À Djelfa par exemple, des caisses de pomme de terre ont été mis à la disposition des habitants de la région par l’un de ces candidats à la députation. Ce comportement malhonnête est initié par certains candidats ayant un sens erroné de la moralité, ajoute M. Loucif.

Il faut croire que tous les moyens sont bons pour toucher le maximum d’électeurs. Conscients de l’impact indéniable des réseaux sociaux, notamment sur les jeunes, certains de ces candidats financent des jeunes qui font leur promotion sur Facebook et Youtube dans le but de se donner une popularité somme toute virtuelle.

Massi M.