Après la France, c’est la Tunisie qui durcit les contrôles au niveau de sa frontière commune avec l’Algérie pour éviter que des bovins atteints de fièvre aphteuse ne soient introduits illégalement sur son territoire par les voies terrestres.  

Le ministère de l’Agriculture tunisien vient d’affirmer que toutes les mesures ont été prises pour instaurer un contrôle plus rigoureux au niveau de la frontière algéro-tunisienne afin d’éviter que des bovins soient introduits illégalement sur le territoire tunisien et ce, dans un cadre marqué par l’apparition d’une épidémie de fièvre aphteuse ayant ravagé des cheptels de bovins en Algérie. Le même département a, par ailleurs, affirmé qu’«aucun cas de cette maladie n’a été signalé en Tunisie».

Il convient de souligner que des cas de fièvre aphteuse ont été signalés à Relizane fin mars. Pour prévenir contre une éventuelle épidémie, le ministère de l’Agriculture a déclenché un dispositif d’alerte en dépêchant sur place ses services vétérinaires munis d’une quantité considérable de vaccins, soit plus de 5 000 unités.

Malgré toutes ces mesures, les autorités françaises ont émis, la semaine dernière, une alerte destinée aux voyageurs en provenance d’Algérie transportant dans leurs bagages des denrées alimentaires: «L’importation de viande, de lait et de produits à base de viande ou de lait dans les bagages et les envois personnels sont strictement prohibés quelle que soit la quantité transportée». Ces produits sont, selon la douane française, «des vecteurs potentiels de fièvre aphteuse».

Massi M.