Le parti cher à Hocine Aït Ahmed qui, théoriquement, défend des idées de progrès, s’illustre, dans sa liste de Bordj Bou Arreridj, par une posture réactionnaire en cachant le visage de ses candidates, suscitant les quolibets des internautes sur les réseaux sociaux.

Acculé, le FFS a pondu un communiqué dans lequel il explique le pourquoi de cet «incident». On y apprend, d’ailleurs, que cela n’est ni une parodie ni une improvisation de dernière minute. «Une initiative fort malencontreuse prise par l’équipe de communication chargée de l’élaboration de l’affiche électorale de la liste de Bordj Bou Arreridj. a escamoté les photos de nos candidates pour les remplacer par un croquis anonyme censé représenter une figure féminine. Le FFS a ordonné le retrait immédiat de cette affiche et condamne vigoureusement ce type de procédés incompatible avec les principes et valeurs du parti », indique un communiqué signé par le chargé de Communication de ce parti, Hassen Ferli.

«Notre engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, notre respect de la dignité intrinsèque de la citoyenne algérienne, notre inscription dans l’idéal émancipateur du mouvement de libération nationale qui a vu les algériennes s’engager dans la lutte d’une manière héroïque qui leur a valu l’admiration du monde entier nous interdisent de tolérer de telles pratiques indignes de notre Histoire, de notre projet politique et de nos ambitions dans le monde», ajoute le texte.

Cet “incident” révèle finalement l’absence de cohérence politique et idéologique du FFS. Il pose, en plus du problème de l’identité philosophique du parti, celui de la formation des militants.

Essaïd Wakli