Issad Rebrab, l’industriel algérien qui promet monts et merveilles lors de ses conférences et rencontres d’affaires, est en train de subir une très vive contestation en Italie où ses investissements risquent de tourner dans les prochains mois à l’échec.

En clair, Issad Rebrab n’est pas du tout pris au sérieux en Italie où il devient une personna non grata. Pas moins de trois syndicats italiens, (FIM, FIOM et ULIM) de l’usine d’acier AFERPI à Piombino, située dans la région de Livourne en Italie, rachetée par Rebrab en décembre 2014, ont manifesté le 24 mars derniers en compagnie de l’ensemble des habitants de la petite de Piombino.

Selon le média italien  Il Sole 24 Ore, un cortège des manifestants est même allé a la rencontre du préfet de la région et des syndicalistes en colère ont occupé le conseil communal jour et nuit. Cette action de protestation va durer  jusqu’au 19 avril prochain,  date prévue de la rencontre avec le ministère italien du développement économique.

Les manifestants sont très remontés contre Issad Rebrab qui est accusé de ne pas avoir tenu ses promesses consistant à investir près de 400 millions d’euros dans cette aciérie.  Jusqu’à aujourd’hui, l’usine est l’arrêt de l’usine et les ouvriers expriment leur désarroi face aux perspectives obscures causés à toute une région par Issad Rebrab

 

Mauro Faticanti, responsable syndical de la Fiom, s’est violemment attaqué à l’homme d’affaires algérien en le qualifiant de “partenaire peu fiable”.  Selon plusieurs sources médiatiques italiennes, Rebrab risque d’être éjecté de ce projet industriel en Italie au profit d’un repreneur indien JSW Steel ou alors anglais Liberty House and British Steel. Ces deux investisseurs seraient sur le point de remplacer Cevital si les discussions prévues ces prochains jours aboutissent à une impasse.