La mauvaise gestion gangrène la plus grande université du pays, à savoir l’université des Sciences et de la Technologie Houari Boumédiene d’Alger (USTHB). Un investissement de plus de 30 milliards de centimes est bloqué en raison d’un simple conflit d’ordre bureaucratique. 

Il y a 15 mois, soit en janvier 2016, l’USTHB a réceptionné la partie génie civil du grand projet du plateau technique d’analyses physico- chimique. Il s’agit d’un imposant bâtiment qui devait permettre aux chercheurs et enseignants de mener enfin leurs recherches dans des locaux scientifiques dignes de ce nom.

Le rêve ne va pas durer longtemps puisque ce bâtiment demeure toujours inoccupé et abandonné depuis sa date de réception. Et pourtant, toutes les facultés de l’USTHB éprouvent ces dernières années les pires difficultés à trouver des locaux servant de laboratoires de recherche et d’ateliers aux chercheurs et doctorants. A titre d’exemple, pour la seule faculté de Chimie, des laboratoires de 30 m² accueillent 5, 6 et parfois 8 équipes de recherches et quelques 30 chercheurs qui s’y entassent. Ce constat amer a été dressé également au niveau des faculté des sciences biologiques, de physique et d’autres encore. 

Selon plusieurs sources concordantes, le nouveau centre de recherche est à l’abandon en raison d’un conflit qui oppose l’USTHB au centre de recherche scientifique et technique en analyses physico-chimiques (CRAPC). Les deux parties  se disputent la propriété et la gérance de ce plateau technique. Et pendant ce temps-là, les chercheurs et jeunes doctorants continuent à rechercher désespérément des lieux et des locaux pour étudier.