Le président de l’USM Alger et vice-président de la Fédération algérienne de football (FAF), Rebouh Haddad, a appris, à ses dépend et au prix d’une humiliation mémorable, l’importance du respect du protocole et des agendas.

Se trouvant à Paris, Rebouh Haddad a tenté de rencontrer le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, pour discuter, entre autres, de la perspective d’un match amical Algérie-France. Ni ce dernier, ni un autre membre du bureau fédéral français n’a accepté de le rencontrer, selon diverses sources concordantes.

Une employée de la FFF a rappelée à Haddad certains principes devant être respectés quand il s’agit de ce genre de rencontres. Primo, si M. Le Graët doit rencontrer quelqu’un, cela ne peut être que le président de la fédération algérienne, Kheireddine Zetchi, et non un de ses adjoints. Deuxio, une rencontre ne s’improvise pas, a-t-elle fait remarqué au vice-président de la FAF. Un rendez-vous doit impérativement être pris. Tertio, un match amical de cette ampleur dépasse le cadre sportif. C’est une décision qui doit être prise par les autorités politiques des deux pays.

M. Haddad est finalement rentré en Algérie sans avoir pu rencontrer le président de la fédération française. Le comble, d’après certaines sources, est que le vice-président de la FAF a entrepris cette démarche sans avoir avisé M. Zetchi. Des rumeurs font état, depuis plusieurs jours, de différents nés entre les deux hommes à propos des prérogatives de chacun. Il est ainsi reproché au patron de l’USMA le fait de se mettre trop en avant quand il s’agit des affaires de l’équipe nationale.

Elyas Nour