Dans une totale discrétion, un contrat douteux a été conclu récemment par l’opérateur Djezzy avec une entreprise française spécialisée dans le secteur d’activité de la fabrication de meubles de bureau et de magasin. 

Il s’agit d’un marché, selon nos investigations, d’un montant de 1.256.407 Euros. Cette société française s’appelle la SOREC. Djezzy a commandé au cours de l’été 2016 auprès de cette entreprise étrangère du mobilier pour aménager ses boutiques et ses points de vente à travers le pays. Selon nos informations, ce contrat a été signé par la responsable Juridique de Djezzy Sophie Verdejo. Or, il s’avère que cette française a été placée en liquidation judiciaire depuis le 21-12-2016. Pourquoi l’opération algérien, l’Etat algérien est l’actionnaire majoritaire de Djezzy, a confié un tel marché à une société française qui a fait faillite ? La question est revenue sur les lèvres de plusieurs cadres de Djezzy qui n’ont rien compris aux tenants et aboutissants de cette transaction commerciale.

Le plus étrange demeure l’insistance dont avait fait preuve le PDG de Djezzy, Vincenzo Nesci, pour faire aboutir ce marché en faveur de l’entreprise française. En effet, de nombreuses sources concordantes, Vincenzo Nesci avait usé de tout son poids pour faire signer ce contrat d’achat alors qu’il était en congé. Une attitude qui soulève de nombreuses interrogations. Des questions qui demeurent sans réponse puisqu’à Djezzy, personne ne veut nous fournir la moindre explication.

Soulignons enfin que de nombreuses entreprises de fabrication de mobilier de bureaux activent en Algérie. Mais Djezzy, où l’Etat algérien est l’actionnaire majoritaire, préfère venir au secours des entreprises françaises en liquidation judiciaire.