C’est dans les régions de Kabylie et des Aurès que le FLN compte investir l’essentiel de ses efforts lors de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai prochain. Objectif : séduire un électorat traditionnellement acquis  au FFS et au RCD et récupérer les sièges raflés par les listes indépendantes en pays chaoui.

En Kabylie, la tâche sera très rude pour le FLN. Il faut dire que l’ex-parti unique n’est pas très populaire dans la région. Même chose pour les Aurès où les scrutins se déroulent sur la base de considérations tribales. Pourtant le SG du FLN, Djamel Ould Abbès, rêve de faire un carton dans ces deux régions. Pour ce faire, il a désigné Boumahdi Ahmed, en charge  des wilayas de Boumerdes, Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa, ainsi que Bouallag Mustapha pour les wilayas de Batna, Tebessa, Khenchla et Oum El Bouaghi. Les deux responsable du parti doivent séduire un électorat difficile à convaincre.

Pour le convaincre, M. Ould Abbès veut jouer la carte de la symbolique. Ainsi, l’ex-parti unique entamera sa campagne électorale depuis la wilaya de Khenchela. Pour marquer les esprits, le FLN se déplacera en Kabylie le 20 avril afin de commémorer le Printemps berbère et le Printemps noir, mais surtout pour séduire un électorat kabyle partagé entre le boycott et le soutien aux formations politiques pour lesquelles il est traditionnellement acquis.

Dans les Aurès, les ambitions du FLN sont toutes autres. A Khenchela, pour ne citer que cette wilaya, le FLN n’a gagné aucun siège lors des législatives de 2012. L’électorat chaoui a opté, dans sa grande majorité, pour des candidats indépendants leur accordant trois sièges. Les deux sièges restants ont été raflés par Hizb Ennor El Djazairi, un parti jusque-là inconnu.

Massi M.