C’et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui le dit et révèle : 258.000 armes ont été rendues à leurs propriétaires en Algérie depuis la fin de la décennie noire.  Cela représente 56 % des armes saisies lors des violences des années 90, a indiqué lors d’une visite à la wilaya d’El-Oued le même haut responsable. 

Cette information confirme ainsi qu’un grand nombre d’armes à feu à usage privé circule en Algérie. Un important important de ces armes est encore retenu par les services de sécurité et ceux des Douanes. Il faut savoir que l’opération de régularisation de ces armes a commencé depuis 2014 lors de la publication de la circulaire du Premier ministre n° 2 OA, du 20 février 2014. A ce moment-là, le ministère de l’Intérieur avait lancé l’opération de restitution des fusils de chasse importés et qui sont retenus encore par les divers services de sécurité ou des Douanes.

Il est à souligner également que l’article 127 du décret exécutif 96/98 du 8 mars 1998 subordonne l’importation des armes à feu aux autorisations délivrées par le ministère de l’Intérieur.

Selon la réglementation en vigueur, les propriétaires de ces armes doivent fournir les documents justificatifs nécessaires aux services de la Drag de leur wilaya respective afin de bénéficier de cette opération de restitution. Ils doivent produire une copie légalisée de la pièce d’identité, un certificat de résidence, quatre photos d’identité et un certificat médical attestant que le propriétaire du fusil de chasse est sain d’esprit.

Les armes à feu à usage privé ont été retenues par les services de sécurité à à partir de décembre 1992 en Algérie dans le but de protéger les citoyens du risque terroriste.